Tout a une fin. Pour moi, le moment de reprendre l’avion pour Roissy est arrivé pendant qu’Olivier s’est envolé pour Iguazu…
Nous avons consacré les dernières heures passées ensemble à Buenos Aires à visiter un dernier quartier de la capitale, Retiro. Nous avions choisi de nous y rendre en métro. Un vrai défi la première fois pour un touriste, dès lors que les cartes magnétiques rechargeables nécessaires sont très difficiles à trouver : les guichets dans les stations n’en ont pas et les lieux de vente en surface susceptibles d’en avoir (kioskos, petites boutiques où l’on vent de tout et surtout des sucreries) profitent de la pénurie et ne les cèdent qu’à un prix exorbitant : 800 pesos dans notre cas alors que le prix officiel est de 127 pesos ! Un site a été mis en place pour dénoncer ces pratiques frauduleuses, mais tant que la pénurie durera, ces pratiques dureront…
Le quartier jouxte la zone portuaire au nord-est et a été la porte d’entrée pour de nombreux immigrants. Il comprend une zone de bureaux et d’affaires connue sous le nom de City, le centre financier de Buenos Aires, et une autre avec un profil nettement résidentiel avec des bâtiments de grande classe qui sont souvent considérés comme faisant partie de l'informel Barrio Norte. Il est connu aussi comme étant un nœud de transports important, avec des lignes ferroviaires, des lignes de métro et de bus à courte et longue distance. Mais, il ne faut pas toujours se fier aux apparences et l’imposante gare ferroviaire du Retiro-Mitre, l’une des sept grandes gares centrales de la capitale, inaugurée en 1915 et qui ne déparerait pas à Paris, semble totalement à l’abandon et inaccessible. Il paraît que l’intérieur, avec plus de 20 000 m² de plafond, était recouvert de majolique. Cela illustre le délitement du système ferroviaire argentin.
En face, au milieu d’une pelouse se dresse une tour de 60 mètres qui compte huit étages. Elle avait été offerte par la communauté britannique pour le centenaire de l’Argentine en 1910 et baptisée Tour des Anglais. Elle porte encore la devise de la Royauté britannique « Dieu et mon Droit », mais, après avoir été menacée de destruction après la guerre des Malouines (SIC), elle a été débaptisée et s’appelle maintenant « Tour monumentale ». De la même manière, la place autrefois appelée Plaza Britanica a été renommée Place des forces aériennes argentines…
Non loin de là, un monument gardé par deux militaires est dédié aux soldats argentins morts pendant cette même guerre. C’est le second monument conséquent que nous voyons sur cette guerre avec celui érigé devant le ministère de… « l’Intérieur ». Tout ceci ne rend que plus odieux et indécent l’absence d’un vrai lieu de mémoire pour les quelque 30.000 victimes de la dictature militaire…
Nos pérégrinations nous ont fait passer ensuite devant l’immeuble Kavanagh. Inauguré en 1936, il était à l’époque, avec ses 120 mètres, le plus haut bâtiment en béton armé d’Amérique du Sud et le premier immeuble résidentiel de Buenos Aires à disposer d'un équipement de climatisation centralisé fourni par la firme américaine Carrier et avec un système de chauffage central par chaudières. Il a une forme similaire à la proue d'un navire, et en raison de l'orientation du bâtiment, il semble pointer vers le Río de la Plata.
Les magasins Harrods ont été des victimes collatérales de la guerre entre l’Argentine et le Royaume-Uni et des déboires juridiques de Mohamed Al Fayed. C'était la première et la seule succursale du célèbre magasin anglais en dehors de son pays d'origine. Elle avait ouvert ses portes en 1914. C'était devenu un symbole de Buenos Aires. C’est aujourd’hui une vaste friche commerciale au cœur de la ville…
Nous avons terminé dans les Galerias Pacifico, grand magasin construit à la fin du 19ème siècle sur le modèle des grands magasins parisiens (avec une coupole décorée de fresques néoréalistes) et offrant au sous-sol diverses possibilités de déjeuner rapidement.
Nous avons retrouvé notre appartement à 13h30, le temps de récupérer nos valises et d’attendre le taxi commandé hier à notre demande par notre propriétaire. Vingt-cinq minutes de retard ! Difficile de rester zen quand on doit se rendre dans un aéroport… Heureusement, la circulation a été fluide jusqu’à l’aeropuerto internacional Ezeiza, d’où Olivier et moi partions pour deux destinations différentes, moi six heures après Olivier… Après son départ, j’ai tué le temps comme j’ai pu en attendant de pouvoir enregistrer ma valise et bénéficier enfin du salon VIP auquel mon surclassement (payant) me donnait accès.









Comme à la fin des dessins animés : "That's all folks !"
RépondreSupprimerLes aventures d Olivier et Christian en Amérique du Sud sont terminées.....merci merci pour ce beau voyage.Bisous bisous .Elisabeth
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