Journée de transhumance qui s’annonçait assez banale… Départ matinal (8h00) en bus depuis la gare routière d’El Chartén pour l’aeropuerto Comandante Armando Tola d’El Calafate… Itinéraire effectué en deux heures trente comme à l’aller au milieu de la pampa. Restait à tuer le temps jusqu’à l’heure du décollage de notre vol AR 1871 d’Aerolineas Argentinas à destination de Buenos Aires (14h40). Pas grand chose à faire sinon lire et surfer en fonction des caprices de la free wi-fi de ce petit aéroport provincial…
Pour ce « vuelo de cabotaje » (belle expression pour désigner un vol domestique), notre Boeing 737 a rallié la capitale argentine en trois heures un peu longuettes et atterri sur une des pistes de l’aeropuerto Jorge-Newbery (à ne pas confondre avec l’aeropuerto internacional Ministro Pistarini plus au sud).
Dernière étape pour moi (0livier jouant en principe les prolongations), Buenos Aires est avant tout une métropole de 13 millions d’habitants qui s’étend sur près de 200 km, le long de l’estuaire du río de la Plata. La ville même de Buenos Aires ne compte « que » 3 millions d’habitants. Le tango qui me fait toujours penser à mes parents, y est né dans les bas-fonds du port. Tout commence par un petit village construit en 1536 près du río de la Plata et baptisé par Pedro de Mendoza, Nuestra Señora del Buen Ayre (Notre-Dame du bon vent). Détruit par les indigènes, eux-mêmes anéantis peu après, le village est rebâti un peu plus au nord. Dès 1778, Buenos Aires devient capitale du Vice-Royaume de la Plata créé deux ans plus tôt pour s’affranchir de la tutelle de Lima, et qui contrôle alors la Bolivie, le Paraguay, l’Uruguay et l’Argentine. Les Argentins font sécession en 1810 et chassent le vice-roi espagnol. L’indépendance définitive est proclamée en 1816.
Or donc tout s’annonçait sous les meilleurs auspices pour commencer à découvrir dès ce soir la capitale argentine. C’était compter sans un coup du sort, comme nous en avons connu sous d’autres cieux en début de voyage. Là au contraire, c’est dans la dernière ligne droite !…
L’aéroport a mis en place un système sophistiqué de gestion du flux des taxis. Un QR Code (encore faut-il y accéder) calcule le prix de la course en fonction de la destination et de l’heure. Le passager présente alors quand son tour arrive dans la fille d’attente au chauffeur qui se présente, les infos qui s’affichent (adresse et prix de la course).
Forts des éléments réunis, nous avons embarqué à bord d’un taxi patenté, mais, à la réflexion au bout de deux cents mètres, le chauffeur a décliné la course en raison de restrictions à la circulation dans le quartier concerné en raison de manifestations festives et des risques d’embouteillages. Retour à la case départ dans une ambiance qu’on imagine facilement… Sortie du véhicule dans la confusion et recherche d’un nouveau taxi, trouvé rapidement. C’est une fois monté dans le 2e taxi qu’Olivier s’est rendu compte qu’il avait oublié son sac à dos (qui ne contenait heureusement ni papiers ni argent) dans le premier ! Par chance, il avait photographié la plaque professionnelle du taxi. Il fallait le retrouver…
Aussi étonnant que cela paraisse, la police argentine de l’aéroport s’est révélée incapable « vu l’heure » (?) d’identifier un chauffeur de taxi à partir de sa plaque professionnelle (et de tenter de le joindre) !!! S’ajoute le fait qu’il fallait se lancer dans une procédure de dépôt de « plainte ». L’heure tournant, nous avons jeté l’éponge comptant explorer une autre voie de recours.
Restait la question d’accéder malgré à notre logement malgré les restrictions à la circulation. Finalement, un chauffeur plus téméraire a accepté de nous déposer à proximité. Objectif atteint vers 20h00 ! Au moins avons-nous la garantie d’un toit ce soir. Il est situé dans un immeuble moderne du centre ville, spacieux, mais bruyant et dépourvu de toutes les petites attentions dont nous avons bénéficié à El Chartén de la part de notre hôtesse si scrupuleuse, ne serait-ce que pouvoir de se faire un café ou un thé.
Un peu sonnés par cette mésaventure, nous sommes ressortis dîner dans un restaurant de quartier sympathique et avons croisé effectivement des cortèges festifs sans trop comprendre les tenants et aboutissants de la fête. Mais le cœur n’y était pas et la lassitude sur le coup de 22h00 se faisait sentir. Olivier a initié au retour une procédure de « déclaration d’objet perdu dans un taxi » par messagerie. Il n’y a plus qu’à croiser les doigts…








Nous attendons impatiemment la suite de l'affaire du sac à dos en espérant qu'il soit rapidement retrouvé !
RépondreSupprimerBises
Les Argentins sont ils honnêtes et réactifs comme les Japonais?espérons le....bon séjour à Buenos Aires.Bisous bisous .Elisabeth
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