notre voyage à la découverte du Pérou, de la Bolivie, du Chili et de l'Argentine...

Copacabana - La Paz (mardi 11 octobre)

== après plus de trois jours sans aucun accès à internet, nous reprenons nos publications et allons tenter de rattraper notre retard ==

Matinée médicale… On a beau partir avec une mini-pharmacie correspondant à son état de santé normal, on ne saurait sous-estimer les aléas d’un voyage lointain. Bref, notre pharmacie étant insuffisante pour venir à bout des maux d’Olivier dont la situation ne s’améliore pas, nous avons fait appel à un service médical qui se déplace dans les hotels.

Annoncé à 8h15 et arrivé à 10h30, le médecin a diagnostiqué une grippe intestinale bactérienne ayant généré une forte déshydratation et a mis Olivier séance tenante sous perfusion (dans une pièce commune car il avait bien fallu rendre notre chambre) et lui a fait une injection d’antibiotiques.  Quant à moi qui m’étais mis à avoir des quintes de toux, il a diagnostiqué une bonne angine contractée sans doute hier sur le bateau ouvert à tous les vents, et donc gratifié d’une piqûre et prescrit des antibiotiques. Un enseignement : toujours prendre soin de vérifier (comme nous l’avions fait) que son assurance prenait bien en charge les frais médicaux à l’étranger toujours plus onéreux qu’en France, voire un rapatriement sanitaire !


Nous avons dans ces conditions bien sûr raté le bus réservé pour La Paz, notre deuxième étape en Bolivie, sans voir pour autant ce qui aurait mérité d’être vu à Copacabana. Heureusement, les liaisons sont fréquentes et nous avons quitté Copacabana à 15h00 pour un trajet de 145 km. La première partie du voyage est la plus belle avec des points de vue splendides sur la lac Titicaca dont on prend vraiment conscience des dimensions, une véritable mer intérieure, vue sous un soleil radieux dans un environnement de montagnes pelées parsemées d’îlots boisés.


Nous ne verrons la cathédrale de Copacabana que depuis les vitres du bus…




Cerise sur le gâteau de cette première partie du voyage : le franchissement du lac Titicaca par un bac à San Pedro de Tiquina, là où les rives du lac forment un étranglement, pour éviter un long détour. Les passagers sont invités à monter à bord d’une embarcation séparée avec leurs effets personnels (sauf les bagages en soute) pour rejoindre l’autre rive. Ils assistent à la traversée de leur bus. Quand on voit le bac en bois sur lequel celui traverse, on comprend que les Boliviens ne prennent aucun risque avec les humains… Spectacle insolite, manœuvre savante !




L’approche finale se fait à la rame…


La dernière partie du trajet après Copancara, quand on fait ses adieux au lac, est plus ingrate : paysages monotones, habitat dispersé sans charme, arrIvée dans les faubourgs de La Paz qui n’en finissent pas, progression du bus de plus en plus lente, d’autant qu’il multiplie les détours pour déposer des passagers jusqu’au terminus situé devant le cementerio principal, impressionnant cimetière vu à la nuit tombée (18h30). Créé en 1826, il couvre 92000 m2. Il mériterait une visite en raison de son histoire, de l’architecture funéraire et de la présence de mausolées emblématiques de l’histoire de la Bolivie (Mausolées de la guerre du Pacifique, de la guerre d'Acre, des notables, de la guerre du Chaco), mais il n’est pas sûr que nous ayons le temps.

Restait à trouver un taxi pour franchir les 3 km nous séparant de notre hôtel. Nous avions déjà pu nous faire une idée de la capitale bolivienne située dans l’Altiplano, avec en toile de fond le sommet enneigé du Nevado Illimani, qui culmine à 6 438 m : son étalement incroyable sur un grand nombre de collines à tel point qu’un des moyens de transport en commun est le téléphérique (dix lignes) installé par une société austro-suisse, une impression de grouillement humain, un habitat moins anarchique qu’à Juliaca par exemple au Pérou, mais tout de même sans cohérence architecturale et presque toujours toujours en brique brute.

Arrivée sur El Alto et ses téléphériques urbains

Nous avons trouvé le taxi et sommes tombés d’accord sur le prix sans difficulté. Nous avons mis près d’une heure trente pour franchir les trois kilomètres prévus dans des quartiers entièrement congestionnés avec des commerces empiétant sur la chaussée et dans la dernière partie à cause de déviations mises en place pour contourner l’avenida Mariscal Santa Cruz, une artère majeure, où se disloquait une manifestation de mineurs, secteur clé et très influent dans le pays.

On peut imaginer notre soulagement de prendre possession sur le coup de 20h00 de notre duplex dans la Casa de Piedra, un “hôtel-boutique” plein de charme, calme, “intime et cosy, au décor colonial soigné avec un parquet marqueté, de la ferronnerie, des tissus traditionnels, un mobilier de bois et des portes sculptées”. Dernier avantage, il n’est qu’à 3800 m d’altitude dans une ville qui connaît de fortes amplitudes…




Nous avons trouvé à proximité un restaurant de cuisine…   péruvienne, mais renoncé à toute balade nocturne tant la fatigue se faisait sentir. Olivier, qui se sent mieux, a quand même trouvé l’énergie de résorber un peu de notre retard dans le blog…

2 commentaires:

  1. La traversée en bac nous a rappelé la Nelle Calédonie !
    Espérons vos problèmes de santé bientôt terminés pour vous permettre de profiter à 100% de ce magnifique périple.
    Bises

    RépondreSupprimer
  2. En espérant que la suite de votre voyage vous épargnera des problèmes de santé....perfusions...piqûres ...et ça repart!!!!bisous bisous .Elisabeth

    RépondreSupprimer

Les commentaires nous encouragent beaucoup à continuer, alors n'hésitez pas et surtout signez les !