notre voyage à la découverte du Pérou, de la Bolivie, du Chili et de l'Argentine...

San Pedro de Atacama / Calama / Santiago du Chili (vendredi 21 octobre)

Après une nuit qui me laissera un souvenir mitigé même si le sommeil a fini par l’emporter sur l’insomnie, nous avons profité en début de matinée du calme du gîte avant de boucler une nouvelle fois nos valises. En dépit de tous les sites étonnants que nous avons découverts à proximité, j’avoue être soulagé à l’idée de quitter en milieu d’après-midi, San Pedro de Atacama et sa poussière et sa sécheresse obsédantes et insidieuses.

Ayant un peu de temps devant nous, nous avons visité un dernier site proche de San Pedro, la vallée de Catarte, dite aussi Valle du Rio San Pedro. En y regardant de plus près, on constate que cette rivière est le résultat de la confluence de deux rios, le rio Salado et le… rio Grande. En chemin, nous avons dépassé les ruines du Pukara de Quitor, une forteresse en terrasses dominant le río San Pedro, construite par les Atacamènes au XIe siècle. Ces bastions émergèrent après la chute de Tihuanaco et l’émergence des pouvoirs locaux. En 1540 eut lieu une bataille décisive menée par Francisco de Aguirre qui, pour marquer sa victoire, fit décapiter 200 Indiens et exposa leur têtes sur les murs... Pas question de grimper pendant 40´ jusqu’au mirador perché à 2 600 m d’altitude, même pour bénéficier d’un superbe point de vue sur l’oasis de San Pedro, la vallée de la Mort et la Cordillera de la Sal ! 

Les chemins creux de San Pedro…


La Pukara (forteresse) de Quitor


La vallée est large et verte. On a du mal cependant à imaginer que le rio qui s’écoule tranquillement au milieu de buissons d’épineux, peut occuper tout l’espace qui lui est dévolu, à la saison des pluies (janvier/février) et que ses crues peuvent être redoutables et justifient d’importants travaux d’endiguement qui ont été engagés et se poursuivent.



Nous avons abandonné la voiture sur un parking à l’entrée de la « quebrada del Diablo » un canyon tortueux, que nous avons remonté sur environ deux kilomètres. La principale attraction, indépendamment du caractère sauvage des lieux, est la présence d’innombrables couches de sel qui semblent structurer la roche de façon suprenante.







Affleurement des couches de sel








En voiture, nous avons poussé jusqu’au hameau de Catarpe pour voir la petite chapelle San Isidro, solitaire point blanc dans le désert. 



Ce troupeau gardé par un berger rassemble lamas, moutons et chèvres


De retour à San Pedro de Atacama peu après 14h00, nous y avons pris un dernier déjeuner dans un de nos petits restos préférés, profité de quelques minutes de repos sur la place ombragée de la Municipalidad, le seul endroit vraiment agréable de la ville, avant de restituer sans imprévu notre Hyundai de location et d’attendre patiemment le minibus chargé à 16h40, d’assurer notre transfert vers l’aéroport de Calama (distant de 105 km) par l’itinéraire que nous connaissions en partie, mais qui s’élève jusqu’à 3400 m (!) avant de redescendre, de traverser une vaste unité de production d’énergie photovoltaïque et de parvenir à la capitale minière du Chili, perdue à 2 260 m d’altitude au milieu du désert d’Atacama, et qui s’est développée à 16 km de l’importante mine de cuivre de Chuquicamata.

La dégustation à l’ombre d’une limonade à la menthe et au gingembre est un moment très apprécié 

Après une heure et dix minutes de trajet, nous n’avons pas vu grand chose de la ville, le minibus ayant libéré ses passagers à l’aéroport même. Notre vol LA 395 à destination de Santiago du Chili, n’étant prévu qu’à 20h34, nous avons patienté deux bonnes heures au milieu d’un aéroport qui semble s’animer en fin de journée.

Vu l’étirement du pays, il faut deux heures de vol pour relier Calama et Santiago du Chili en survolant, malheureusement de nuit, l’Antofagasta, l’Atacama, le Coquimbo et la région de Valparaiso. Quel soulagement à l’arrivée de retrouver dans le hall de l’aérogare notre ami Sergio Carranza et un peu plus tard son épouse Beatriz ! Retrouvailles fraternelles prolongées, malgré l’heure tardive…

2 commentaires:

  1. Des décors dignes des plus beau westerns !
    Bises

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  2. On resterait des heures à marcher dans ces canyons...vous êtes maintenant profs d histoire géographie et de SVT.Bisous bisous.Elisabeth

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