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Valparaiso (dimanche 23 octobre)

« Hardi les gars ! Vire au guindeau ! Good bye farewell ! Good bye farewell ! (…) Nous irons à Valparaiso… ». Eh bien, c’est fait ! Cette chanson populaire du folklore breton créée en 1811, est devenue une réalité pour nous grâce à Sergio et Beatriz…


« À 115 km à l’ouest de Santiago (1h30 de voiture par l’autoroute), la baie de Valparaíso forme un vaste amphithéâtre en forme de demi-lune, adossé à 45 collines (cerros), naguère sauvages, aujourd’hui toutes très urbanisées. Où que l’on soit, c’est l’océan Pacifique qui capte le regard, avec au 1er plan les vastes docks. Et voilà la ville basse avec ses quais, ses cargos, ses conteneurs, ses grues, les marins et les mouettes qui piaillent dans le ciel : preuve que l’on est bien dans un port vivant et actif, même s’il n’est plus que l’ombre de ce qu’il était à son âge d’or, à la fin du XIXe siècle. Aujourd’hui, après une longue période de déclin et de paupérisation, Valparaíso (surnommée « Valpo ») est entrée dans une phase de renaissance et de vitalité. Depuis les années 2000, le vieux Valparaíso des hauteurs est progressivement réhabilité par des architectes. Les immeubles sont restaurés et magnifiés par des designers et des street artists inspirés ».




« Pour sortir du marasme, les cerros Concepción et Alegre (classés par l’UNESCO) se sont métamorphosés en quartiers branchés et alternatifs, grâce à une politique municipale ambitieuse et à l’imagination sans limite de ses grapheurs de talent. On y accède par plusieurs funiculaires (ascensores) très rétros, ou par des escaliers particulièrement pentus, on flâne à pied dans des passages et des ruelles pavées. Celles-ci forment un insolite labyrinthe à taille humaine où le promeneur découvre d’innombrables peintures murales qui couvrent les façades. Il s’agit souvent d’œuvres d’art remarquables ! Ville étonnante, artistique, vivante, inventive et bohème, elle a retrouvé une bonne santé et des couleurs vives, tout en conservant son caractère. Indéniablement, la ville est chargée de buena onda (bonne vibration), comme on aime dire ici. On comprend pourquoi le poète Pablo Neruda, fasciné par ce port, écrivit nombre de ses poésies dans sa maison La Sebastiana, perchée sur les hauteurs telle une vigie ». Seule ombre au tableau, la petite (vols à la tire) et la grande délinquance (drogue) seraient en augmentation…. 



















Nous avons arpenté les ruelles pentues des deux cerros. Pour faire disparaître les graffitis, les propriétaires ont choisi la fuite en avant et fait appel à des maîtres du street art. Nous avons visité le Museo municipal de Bellas Artes installé dans le Palacio Baburizza. Cette étonnante construction date de 1916 et était alors la propriété de la famille Zanelli. Elle est un savant mélange d’Art nouveau, d’Art déco et de Modernisme. Elle a été cédée en 1925 à don Pascual Baburizza, natif de Kolocep, non loin de Dubrovnik, qui bâtit une fortune colossale en peu de temps grâce au salpêtre, « l’or blanc », et qui mourut de tuberculose en 1941 à l’âge de 66 ans. La collection dont Baburizza fit don à la ville de Valparaiso, compte pas mal d’œuvres de peintres français dont nous ignorions l’existence.











Bijoux mapuches

Vue d’une pièce de cette résidence-musée

Nous avons déjeuné à la terrasse du restaurant Concepción. Cette demeure de la fin du XIXe siècle jouit d’une vue spectaculaire sur le port et abrite une table réputée, servie très professionnellement. Nous avons fait honneur à un vino tinto chilien, le premier depuis notre arrivée, un Carménère de la valle del Maule (Casas patronales), bien charpenté.



De retour à la voiture, Sergio nous a donné un aperçu de la ville basse à partir de la Plaza Sotomajor, là où débuta l’expansion de la ville. Elle est entourée de bâtiments officiels et notamment « l’Armada de Chile », le siège de la Marine chilienne. Au centre de la place, se dresse un pompeux monument aux héros de la bataille d’Iquique, tombés au combat le 21 mai 1879 lors de la guerre du Pacifique. Là reposent les restes d’Arturo Prat (1848-1879), figure emblématique de la Marine chilienne.



Nous avons repris la route de Santiago en faisant une brève étape au milieu des vignes de la vallée de Casablanca, dans un domaine, Casas del Bosque, fondé en 1993 par la famille Cúneo, des émigrés italiens de Rapallo. La prochaine vendange est prévue en… février 2023.



Nous avons retrouvé l’appartement vers 19h00, à l’heure où les sommets de la cordillère des Andes rosissent. Un week-end bien occupé s’achève. La famille Carranza va reprendre son rythme des jours ouvrables. Il nous reste vingt-quatre heures pour compléter notre connaissance de la capitale du Chili.

3 commentaires:

  1. Magnifique ville de Valpareso !
    Bises

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  2. Une ville "coup de coeur"...merci merci pour ces photos qui donnent envie de prendre le premier avion en direction de Valparaiso...bisous bisous .Elisabeth

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  3. Merci pour nous permettre de « voyager «  avec vous . Bises Annouk

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