notre voyage à la découverte du Pérou, de la Bolivie, du Chili et de l'Argentine...

San Pedro de Atacama 2 (mardi 18 octobre)

Nous avons visiblement sous-estimé le degré exceptionnel de sécheresse de l’air à San Pedro de Atacama et dans la région alentour, et ses conséquences sur la santé. Elle se traduit pour moi par des quintes de toux sèches rapprochées épuisantes et irrépressibles quien outre, minent le moral d’Olivier ! Consulté ce soir, un médecin du dispensaire écarte toute solution miracle : «cela peut durer plusieurs semaines !». «Il faut boire beaucoup d’eau, dormir si possible la tête haute» et porter, comme je l’ai fait spontanément aujourd’hui un masque pour protéger gorge et poumons d’un air - et souvent d’un vent fort - chargé de poussières…

Nous avons fait une incursion dans le Salar de Atacama. Entourée de volcans, « cette immense dépression saline de 3200 km2 s’étend sur plus d’une centaine de kilomètres, du sud de San Pedro jusqu’à Peine. C’est le plus grand salar du Chili et le petit cousin de celui d’Uyuni, traversée il y a quelques jours en Bolivie. Il a été formé par la condensation, sous l’effet de la chaleur intense, du sel contenu dans les eaux de ruissellement souterraines et superficielles. En dehors des lagunes ponctuant la vallée de loin en loin, l’espace est essentiellement occupé par une croûte de sel, bétonnée par la poussière, formant un relief hostile et chaotique, ou dessinant des vaguelettes rugueuses comme pétrifiées. On estime que l’épaisseur de sel maximale peut atteindre 1 450 m par endroits ! C’est aussi l’un des plus grands gisements de lithium de la planète, exploité depuis plus d’une décennie avec ferveur, sans grand égard pour l’environnement. Si le salar d’Uyuni, en Bolivie, est plus spectaculaire, celui d’Atacama vaut amplement le détour ». Tant Olivier que moi avons sillonné des déserts sur tous les continents, certains plus rocailleux ou plus sablonneux que d’autres, mais celui-ci figure sans doute au Top 10 de ceux qui représentent à nos yeux les milieux les plus hostiles, les plus ingrats.




Nous voulions en fait voir deux sites particuliers, la Laguna César et la Laguna Tebenquiche, des petites lagunes en partie couvertes d’une épaisse croûte de sel, lieu de villégiature de flamants roses. Mais, en arrivant sur place, nous avons appris qu’ils étaient fermés en raison de la décision discrétionnaire des communautés locales qui gèrent le site…


De retour au bourg, Olivier a dû passer un long moment au bureau du tourisme (fermé dimanche et lundi !) pour se faire expliquer ce qui était ouvert et fermé dans le secteur. Son interlocutrice a reconnu qu’elle-même et ses collègues avaient parfois du mal à y voir clair tant les communautés locales étaient imprévisibles. Avec les renseignements glanés, nous allons tenter d’esquisser le programme des jours à venir.

Munis des réservations obtenues via Internet, nous avons pu accéder à la valle de la Luna, où nous avions fait chou blanc hier, en optant pour la dernière partie de la journée, entre 16h30 et 19h00, pour profiter de la lumière déclinante du soleil. Elle s’étend sur 12 km parcourus par une bonne piste à vitesse limitée essentiellement à 20km/h. Nous l’avons remontée jusqu’au bout, jusqu’au lieu-dit, les Tres Marias. Les Très Marias sont trois petites concrétions rocheuses censées symboliser le Christ (la plus haute), entouré de 3 représentations de la Vierge. 



Les Tres Marias



Nous avons ensuite rebroussé chemin et marqué des arrêts à des sites signalés. L’un témoigne de l’ancienne activité minière. 



Sel cristallisé

Pour accéder au dernier point de vue autorisé (pas question de se promener librement), il faut emprunter une montée sablonneuse, balayée par le vent, un vrai Golgotha, que je n’aurais pu vaincre sans l’aide de ma canne de montagne et d’un… masque anti-Covid protecteur des agressions du vent. Au moins Olivier et moi avons-nous été récompensés en atteignant le col qui offre un point de vue tout à fait exceptionnel sur une vaste partie de la vallée. 






La redescente vers la voiture…


Mais toute la visite a été malheureusement émaillée d’échanges de propos aigres-doux avec des « gardiens » ayant de leurs fonctions une conception très rigide, imposant des règles totalement absurdes…

2 commentaires:

  1. Des sites magnifiques pour les géologues.. mais peu recommandés pour les touristes ..Bon courage pour les jours à venir.Bisous bisous .Elisabeth

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  2. Merci encore de nous faire partager ce voyage qui n'est pourtant pas de tout repos !
    Bises

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