Nous avons quitté notre hôtel vers 8h00. La discussion avec notre chauffeur qui semblait très marqué, a porté immédiatement sur un accident de 4x4 qui a eu lieu hier en fin d’après-midi peu après notre passage à l’Isla Incahuasi. Le véhicule a fait plusieurs tonneaux. Le bilan est lourd (3 morts dont 2 touristes et le conducteur de 26 ans, ainsi que quatre blessés). De telles tragédies rappellent la dangerosité des pistes pour peu qu’on se laisse griser par la vitesse, accentuée par le fait que personne ne boucle sa ceinture de sécurité ! Après quelques recherches, nous avons découvert, un peu sidérés, que ces accidents mortels sur le Salar ne sont pas si rares…


Nous abordons aujourd’hui le Sud-Lípez, une région sauvage sillonnée de pistes rocailleuses le plus souvent cahotantes. On y retrouve l’Altiplano et les Andes éternelles, nus et balayés par les vents, avec de très rares habitations. Les lacs d’altitude sont souvent des havres fréquentés par des colonies de flamants roses. Au-dessus, volcans et sommets se hissent au-delà de 5 000 m.
La piste traverse des paysages volcaniques sublimes. Tous deux sous-estimions l’importance des phénomènes volcaniques à travers les époques dans cette partie du monde. Notre chauffeur ayant compris que nous n’étions pas amateurs de «bains de foule» avec des groupes plus ou moins envahissants, s’est attaché à nous faire emprunter des chemins de traverse.
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| La voie ferrée vers le Chili est la seule trace de civilisation dans ce désert |
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| Le volcan Ollagüe (5 868 m), situé du côté chilien de la frontière. 2 fumerolles, que l’on n’aperçoit généralement que de loin, permettent à certaines agences d’affirmer que l’Ollagüe est en « éruption » |
Nous avons pu tout à loisir découvrir des plantes étranges, adaptées à ces conditions très difficiles. Nous avons d’ailleurs pique-niqué dans cet environnement sauvage et naturel.
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| La Paja brava, graminée épineuse à la forme caractéristique, est omniprésente |
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| La Yareta ou Llareta est une ombellifère caractéristique de la cordillère des Andes! Une plante au look un « alien »… |
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| La même plante dans les espaces couverts de sel prend des formes différentes |
Chacune des lagunes approchées est habitée de colonies de flamants roses en résidence permanente à plus de 4000 m d’altitude !
Parmi les sites emblématiques de secteur, le Desierto de Siloli est un ensemble de plateaux rocailleux dominés par les sommets rouges et ocre des montañas de Siete Colores. Côté sud, on atteint un troupeau de pierres ruiniformes gigantesques.
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| Une énorme bombe volcanique a échoué en plein sable ! |
Le clou de la journée est la visite du site de la Laguna colorada (sitio Ramsar), un filon pour les Boliviens, une forme de racket diront certains outrés que les prix pratiqués pour les étrangers soient cinq fois supérieurs (et non deux fois comme c’est souvent le cas) à ceux imposés aux Boliviens. Ce vaste plan d’eau (60 km2) du Sud Lipez est peu profond et situé à 4 278 m au pied de plusieurs volcans. Il prend aux heures chaudes une teinte rouge sang. Ce sont les algues microscopiques, base de la nourriture des flamants nombreux à fouiller de leurs becs le lit de la Laguna, qui réagissent à la lumière en produisant de la bêta-carotène. Après avoir eu une première vue d’ensemble depuis un observatoire accessible en voiture, nous en avons recherché une autre nécessitant une petite marche, mais en montant et par un vent très froid. Je suis revenu totalement HS de cet exercice physique.
Un peu plus loin, d’importantes fumeroles et des rejets d’eau bouillonnante témoignent d’une activité volcanique résiduelle importante.
De retour à la voiture, je n’avais qu’une hâte : trouver l’hôtel, ne plus ressentir les trépidations de la voiture sur les pistes caillouteuses, ne plus flirter en permanence avec les 4800 m, altitude symbolique pour un Français habitué à la référence du mont Blanc, jeter l’éponge aujourd’hui, quitte à laisser Olivier tester seul les « Aguas termales » publiques de Polques, attrait touristique majeur du site de notre hébergement. Mais cerise sur le gâteau à l’arrivée à 18h15, celui-ci est à 4334 m d’altitude selon mon altimètre de poignet ! C’est dire que la nuit n’est pas gagnée…
Une journée de rêve....que la nature est belle...elle doit être protégée. Les photos sont magnifiques mais il est temps de redescendre...Pas de défi inutile.... si ce n est de mettre la casquette à Lachalade !Bisous bisous Elisabeth
RépondreSupprimerIls ont l'air bons ces brocolis 🥦 qui poussent en plein désert.
RépondreSupprimerCela fait plaisir de constater qu'Olivier va mieux ... ce n'est pas une raison pour abuser du Coca !
Bises
Paysage fabuleux et flore étonnante ! Prenez un peu de repos maintenant, bisous.Annouk
RépondreSupprimertoujours sublime paysages merveilleux et quelle sérénité prenez soin de vous Françoise
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